À propos

De l’outil vient, advient et vit l’image. Et inversement. C’est une interdépendance  essentielle et primordiale.

De la sanguine et du graphite, compacts ou poudreux, naît et grandit le fragment: cette cassure, cette faille dans nos faux présents, car lacunaires, leurres d’une totalité et d’une vérité improbables. Ces bouts de soi passés mais bien là, qui font, incarnent et constituent l’histoire de chacun, sa densité toute humaine et fragile, son épaisseur intime et temporelle: ils répondent et correspondent à celles du dessin même. 

D’où le temps d’exécution de chaque pièce, son étirement maximal jusqu’à l’épuisement du sujet autant que du corps à l’œuvre… à l’atelier, au bout des doigts comme en tête. Là où “figurer”, “représenter” l’humain, en s’éloignant de la tentation du portrait ou de la narration, signifierait, littéralement, rendre présent: l’être et sa désolation, son effroi et sa tendresse, sa fureur et sa douceur… la peau de ses secrets. Pour que, peut-être, ils se constituent en un volume d’intimité pour le regardeur comme pour moi, qu’ils deviennent palpables à l’œil…

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